dimanche 2 octobre 2016

Hanmer Springs / Kaikoura & ses alentours



La suite de notre road trip nous conduit à Hanmer Springs, un petit village dans un cul de sac. Malheureusement, le jour où nous décidons d’y aller, la route est bloquée à cause d’un feu de forêt à proximité. Nous ne désespérons pas et prenons notre mal en patience pour une journée afin de retenter notre chose le lendemain matin. Ouf cette fois, c’est la bonne ! 






Hanmer Spring, c’est une petite cité thermale, entourée de chaines de montagnes dont il se dégage une ambiance calme, tranquille et reposante.


Mount Isobel :


Le but de notre venue, c’est l’ascension du Mont Isobel (1362 m), une petite montagne très populaire ici. Le sentier est vraiment sec et a des petits airs de désert par moments. L’arrivée au sommet est l’occasion de faire quelques rencontres : 2 touristes comme nous et une locale qui engage la conversation. Nous apprécions la tranquillité du lieu et la vue sur la vallée en dessous.
Une fois redescendus, nous poursuivons sur la même gravel road histoire de faire une boucle ce qui nous oblige à emprunter une section réservée aux 4x4, même pas peurs ! Au final, nous sortons indemnes de ces 26 km de gravel. Enfin quand je dis nous, je devrais plutôt dire Polly.



En route vers le sommet

Vainvain et les fleurs

Hanmer Springs en contre-bas

Vue sur la vallée

Au sommet



En pleine contemplation

Le penseur

Sur la descente



Dog Stream Waterfall :


Quitte à avoir fait tout ce chemin, autant s’arrêter voir Dog Stream Waterfall, une cascade de 41 m qui s’accède via un sentier d’une heure environ, avec au programme beaucoup de montées, marches, cailloux et racines à enjamber. L’avantage, c’est que le retour en descente est beaucoup plus rapide.











Après ces étapes, nous quittons Hanmer Springs pour revenir sur la côte vers Kaikoura. Cette petite bourgade est connue comme étant la ville des baleines. Si vous avez beaucoup de sous à dépenser, vous pouvez embarquer dans un bateau ou même un hélicoptère pour aller voir les baleines au large. Enfin ce n’est pas vraiment notre cas, du coup, on se contentera d’une balade sur la plage mais qui au final s’avèrera tout aussi palpitante je pense. (la fille trop douée pour faire monter le suspense !)


Haumuri Bluffs Route :


Le but de la marche, c’est d’aller jusqu’à une arche dans la falaise, accessible uniquement à marée basse. Rien de plus simple sur le papier. D’entrée de jeu, nous n’empruntons pas le bon chemin et évoluons sur la plage au lieu du chemin un peu plus haut, le long d’une voie ferrée. Nous arrivons au niveau d’une carcasse de train qui a jadis déraillé pour se retrouver sur la plage et qui a été laissée à l’abandon. La côte se transforme, par la suite, en plein de rochers à escalader, on se fatigue assez vite et pour pas grand-chose, comparativement à une marche sur un sentier plus traditionnel. Nous finissons par arriver au beau milieu d’une colonie de fur seals qui n’a pas l’air très contente de notre présence et bloque notre progression. Comme nous ne voulons pas faire demi-tour pour revenir par le même chemin, nous décidons de prendre de la hauteur à travers champs, nous nous retrouvons au milieu d’une colline sans savoir où nous rendre. Comme d’en haut, j’aperçois la fameuse voie ferrée, on se dit qu’il suffit juste de redescendre pour retrouver le chemin. Sauf que nous nous retrouvons face à l’entrée d’un tunnel ferroviaire qui traverse la colline. Après moult tergiversations, nous décidons de traverser le tunnel car nous ne voyons pas d’autres sentiers susceptibles de nous ramener au parking. Heureusement, j’ai ma lampe frontale avec moi ça peut être utile. En plus, un train venant juste de passer, on se dit que ça devrait nous laisser assez de répit pour traverser le tunnel. Que nenni ! Après une dizaine de minutes à marcher sur les rails en évitant les cadavres d’animaux en tout genre sur le sol, Sylvain se met à me crier de courir car un train arrive derrière nous. Je crois qu’on a dû battre le record du 50m pour aller nous réfugier dans la première alcôve que l’on rencontre dans le mur. On éteint toutes les lumières histoire de ne pas se faire repérer. Une fois le train passé, c’est limite au pas de course que l’on a continué notre progression. L’expression s’accrocher à la lumière au bout du tunnel ne nous a jamais paru aussi vraie ! Bref nous sommes arrivés entiers et en vie de l’autre côté et avons retrouvé le chemin. Avouez, c’est quand même qu’aller observer des baleines à bord d’un bateau ! Bref maintenant on en rit de cette histoire mais sur le moment, j’aime autant vous dire qu’on ne faisait pas les fiers.



La pointe tout au fond, c'est là où nous étions sensés aller



Quelqu'un a perdu un train ?

La locomotive





Ça, c'est de la roue !

Marcher sur les cailloux c'est tellement bien !

T'as un problème peut-être ?!



Ohau Point :


Pour nous remettre de nos émotions, nous terminons notre journée  à cette cascade bien connue pour être le terrain de jeu d’une colonie de bébés fur seals qui remontent la rivière depuis l’océan pour aller s’amuser dans le bassin au pied de la chute d’eau. Rien de tel pour nous faire oublier nos péripéties de la journée.


Si si, je vous jure, les trucs noirs ce sont des bébé fur seals !

Là, on voit mieux

3 d'un coup

La fameuse cascade







[ Récit des 8, 9 et 10 mars 2016 ]




1 commentaire:

  1. J'ai eu peur pour vous dans votre récit du tunnel! Mon dieu la lumière au bout viiite!
    À bientôt pour de nouveaux récits moins périlleux!

    Elise

    RépondreSupprimer