Pour la suite de nos belles aventures, nous avons poursuivi
notre route vers l’ouest depuis Omarama. Nous avons d’abord effectué un premier
arrêt ravitaillement sur Queenstown puis sommes repartis sur la magnifique
route menant à Glenorchy avec un petit air de déjà-vu. Enfin, cette fois-ci
j’ai bien vérifié à plusieurs reprises, mes chaussures de randonnée sont dans
la voiture, nous pourrons enfin nous attaquer à la Routeburn Track le
lendemain !
Glenorchy est un minuscule village, reculé à l’extrémité du
Lake Wakatipu qui, en soit, n’a rien d’extraordinaire, sauf si vous continuez un
peu votre route jusqu’à Paradise Valley. C’était un lieu de passage jadis très
fréquenté par les Maoris à la recherche de la très précieuse jade. Aujourd’hui,
c’est avant tout la porte d’accès à de très célèbres et renommées randonnées du
Sud. En effet, d’ici prennent naissance de grandes vallées glaciaires
s’enfonçant dans les parcs nationaux de Mount Aspiring et de Fiordland.

Du coup, j’en profite pour faire une petite présentation du
Mount Aspiring National Park. C’est le 3ème plus grand de
Nouvelle-Zélande et s’étend sur 140 km entre Haast Pass et le Lake Wakatipu. Il
touche le Fiordland National Park par son extrémité Sud. Il est quasiment
vierge de toute infrastructure humaine et se compose, notamment, de montagnes
aux sommets abrupts parmi lesquels le Mount Aspiring (3027m) qui culmine 700m
au-dessus des glaciers Bonar, Therma et Volta. Pour les Maoris, le Mount
Aspiring porte le nom de Te Maakahi o
Tuterakiwhanoa et il est considéré comme le socle sur lequel Tuterakiwhanoa, petit-fils de Raki (le ciel) et fils d’Aoraki, aurait sculpté les paysages de
l’île du Sud. Cela va sans dire que le parc figure lui aussi au patrimoine
mondial de l’UNESCO.
Nous sommes prêts à démarrer dès 7h30 le matin car une
longue journée de marche nous attend. La Routeburn Track est l’une des fameuses
Great Walks Néozélandaises. Pour ceux qui la parcourent en totalité elle débute
donc dans le Mount Aspiring National Park et se termine dans le Fiordland
National Park (au départ de Key Summit Track que nous avons effectué) ou vice
versa puisqu’il est possible de la parcourir dans les deux sens. Bien entendu,
pour des raisons budgétaires et pratiques, nous n’avons effectué qu’une
randonné d’une journée (prix exorbitant des refuges pour dormir avec
réservation à effectuer plusieurs mois à l’avance, navette de 350 km à prévoir
pour revenir chercher sa voiture au point de départ…).
Le début de randonnée nous emmène au cœur d’une forêt où
nous marchons en compagnie de petits oiseaux aux belles couleurs bleu-jaune dommage
qu’ils soient trop rapides pour que nous puissions les photographier. Leur
chant mélodieux accompagne notre progression. Le sentier longe une rivière sur
certaines portions et nous offre des vues assez dégagées sur le paysage
environnant. Nous dépassons le premier refuge et continuons de nous enfoncer un
peu plus dans la forêt, mais les rares zones à découvert nous permettent, toutefois,
d’apprécier la vue sur les Humbolds Mountains.
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| Humbolds Mountains |
Progressivement, nous sentons
que nous prenons un peu de hauteur. Avant d’arriver au 2ème refuge, la
pente devient encore plus prononcée, il nous faut même escalader quelques
pierres sur la portion finale. Puis, une fois passé le refuge, nous sortons
définitivement de la forêt et pouvons enfin admirer les environs. Nous arrivons
au niveau de la chute d’eau la plus célèbre de la randonnée : la Routeburn
Falls.
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| Routeburn
Falls |
Il nous faut de nouveau progresser sur des zones rocailleuses puis nous
nous retrouvons au cœur de la vallée. A partir de ce moment, le paysage devient
de plus en plus beau à mesure que nous progressons. Nous sommes entourés de
verdure, plantes montagnardes, cours d’eau, petites chutes d’eau, gros blocs de
rochers parsemés ci et là et montagnes aux sommets plutôt rocailleux.
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| Oh le beau Menhir ! |
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| Oups, un doigt qui traine devant l'objectif ! |
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| Passage sous les rochers |
Nous
poursuivons notre ascension pour atteindre le point le plus élevé sur la
randonnée Harris Saddle (1255 mètres) qui nous offre un vue sur le Lake Harris.
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| Lake Harris de loin |
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| Lake Harris |
De là, nous ne tardons pas à arriver au petit refuge se trouvant au sommet. Depuis
celui-ci, nous avons vue, face à nous, sur Hollyford Valley dans le Fiordland
National Park pour la toute première fois.
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| Vue sur les Fiordlands depuis le refuge d'Harris Saddle avec beaucoup de nuages |
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| Idem, avec un peu moins de nuages |
Les nuages commencent à se faire de
plus en plus nombreux sur les montagnes mais nous décidons tout de même de nous
engager sur un sentier annexe, ne faisant pas partie de la Routeburn à
proprement parlé : l’ascension de Conical Hill. Et là, comment vous dire,
ça grimpe beaucoup beaucoup beaucoup ! Sur la quasi-totalité de la montée,
ce ne sont que des rochers à escalader. Il nous faut une heure pour atteindre
le sommet à 1515 mètres. Une fois en haut, nous nous retrouvons la tête dans les
nappes nuageuses. Dès qu’une petite éclaircie se présente, nous en profitons
pour admirer la vue : d’un côté, le chemin que nous venons de parcourir et,
de l’autre, le Fiordland National Park qui nous avait tant émerveillé
quelques mois auparavant. Autant vous dire que l’on en prend plein les yeux !
Toutefois, le vent glacial au sommet nous pousse à redescendre.
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| Dans la montée de Conical Hill, vue sur les Fiordlands |
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| Arrivée au sommet de Conical Hill, sous les nuages |
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| La tête dans les nuages |
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| Vue sur les Fiordlands depuis le sommet de Conical Hill |
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| Vue sur le Mount Aspiring National Park depuis Conical Hill |
Pour la suite,
nous faisons demi-tour pour revenir sur nos pas. Nous repassons donc aux mêmes
endroits mais, malgré cela, nous continuons d’être éblouis par les paysages et
à les découvrir avec une perspective différente par rapport à l’aller.
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| Vue sur la vallée en revenant sur nos pas |
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| En pleine admiration |
Nous
avons vraiment savouré pleinement chaque minute des 9 heures passées sur la
Routeburn Track et chaque foulée des 28 km parcourus. C’était réellement une
randonnée magnifique et nous ne pouvons que regretter que nos photographies paraissent si fades comparativement à la beauté réelle des paysages.
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| Fiers comme des papes ! |
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