lundi 15 février 2016

Les Catlins : Day 1



Après notre séjour dans les fiordlands, le programme était tout tracé : retourner à Queenstown puis partir en direction de Glenorchy pour rejoindre Pierre et Julie afin d’aller marcher sur les sentiers du célèbre Routeburn Track ensembles. Au final, rien ne s’est passé comme prévu à cause de mes étourderies. Enfin si, on a bien rejoint Pierre et Julie, sauf qu’au réveil à 6h du matin, alors qu’une journée de randonnée nous attend, je me rends compte que j’ai oublié mes chaussures de randonnée où on avait dormi la veille. La grosse boulette quoi ! Vous vous demander comment c’est possible, tout simplement parce que les nuits nous avions coutume de les laisser sous le van pour les aérer un peu. Bref, je vous laisse imaginer mon désarroi et l’énervement de Sylvain. Du coup, nous avons fait une croix sur notre journée de marche et sommes repartis en direction du sud en priant très fort pour qu’elles soient toujours au même endroit. On les a retrouvées et ça c’était la bonne nouvelle !! Du coup, comme nous nous étions pas mal rapprochés de la côte sud, on a décidé qu’il valait mieux continuer notre route jusqu’au bout. Notre périple magique dans les Catlins pouvait maintenant commencer.

Les Catlins, géographiquement parlant, correspondent à la côte sud légèrement vers l’est et pour notre plus grand bonheur, elle reste encore très sauvage et préservée. C’est après être passés dans des lieux comme cela que l’on se rend compte à quel point nos côtes françaises peuvent être défigurées et dénaturées par le tourisme… Elle doit son nom au capitaine Edwards Cattlins qui en achète une grande partie aux Maoris en 1840. Sauf que les autorités ne valident cet achat que partiellement en 1873 (il ne faut pas être pressés !), entre-temps le capitaine Cattlins est décédé et son nom est écorché, d’où l’appellation des Catlins.
Ici, nous sommes allés de surprises en surprises : curiosités géologiques, côtes aux falaises déchiquetées, forêts fossilisées, et une faune unique. Maintenant, c’est à vous de découvrir tout cela !   

Day 1 :

Notre premier jour nous a d’abord amené un peu dans les terres dans tous les sens du terme car nous étions un peu reculés par rapport à la mer et que nous sommes partis explorer une grotte ! D’accord, elle ne fait pas partie de la région des Catlins mais comme elle est juste à côté, nous l’avons inclus dans cet article. L’anecdote assez rigolote à ce sujet, c’est que nous nous sommes retrouvés avec un autre couple de français pour partager cette aventure. Ils avaient effectué un premier tour sans trouver le petit passage permettant d’explorer les 300 m sous terrains. En effet pour qu’elle puisse vous révéler ses secrets, il faut déjà en trouver l’entrée. C’est une grotte qui n’a rien de touristique et dont il est fait très peu de publicité. Ne comptez pas y trouver un réseau électrique pour l’éclairer ! C’est donc armés de nos lampes frontales et de lampes de secours (autant vous dire que ce n’est pas le moment de tomber en panne de lumière sinon on est très mal) que nous sommes partis tous les 4 à l’assaut de Clifden Caves. Avec le recul, on étaient bien contents d’être accompagnés pour cette aventure, c’était beaucoup plus rassurant et amusant. Au programme, c’était une heure à se pencher, s’agenouiller, s’accroupir, ramper, glisser, 2 bassins à traverser (autant vous dire que l’eau était très fraiche !), 2 échelles à escalader, mais surtout de la roche à admirer ainsi que des stalactites et stalagmites, des lucioles ou vers luisants à observer, une cascade que l’on entend mais que l’on ne pourra jamais voir car l’accès est beaucoup trop dangereux pour nous. Bref, vous l’aurez compris c’était une expérience atypique et stimulante.










 






 Pour la suite, nous avons rejoint la côte pour de vrai en commençant par Waipapa Point où nous trouvons le Lighthouse : son phare. Nous pensions trouver un beau et majestueux phare mais non, le phare n’a rien de transcendant et nous ne pouvons même pas le visiter. Nous nous contentons donc d’une promenade sur le bord de mer, d’admirer la vue et d’observer un sea lion (lion de mer) faire sa sieste au soleil et se recouvrir de sable pour se protéger de la chaleur.





Inclinaison très répandue des arbres dûe à la puissance des vents sur les côtes











Nous partons ensuite pour Curio Bay où nous attend la forêt pétrifiée. Pour comprendre ce qui a pu conduire à ce décor, il faut remonter bien des années en arrière. A la base, il y avait une forêt datant d’au moins 180 millions d’années (milieu du jurassique), dont les arbres ont reçu, dans un premier temps, les débris des volcans se trouvant à proximité, tant la lave que les cendres rejetées lors des gigantesques irruptions volcaniques. Les parties basses des arbres sont retrouvées ensevelies et prisonnières dans une enveloppe qui les transforme en pierre. Cela a pour conséquence de les fossiliser par un lent processus de silicification  qui explique la très grande qualité des fossiles que l’on peut observer encore de nos jours. Par la suite, ces strates ont disparu sous la mer lors des modifications géologiques successives pour finalement émerger de nouveau sous notre ère. Ce sont les vagues qui sont responsables de l’érosion permettant de découvrir la fameuse forêt pétrifiée. Enfin, les photos seront certainement beaucoup plus explicites et vous permettront surement de mieux comprendre que tout mon blabla !














En plus d’être un lieu étonnant par son histoire, c’est aussi une baie fréquentée par les manchots à œil jaune ou manchots antipodes, considérés comme le plus rare au monde car ils ne se trouvent qu’au sud de la Nouvelle-Zélande. Pour les observer, nous attentons la fin de journée, moment où ils reviennent après avoir chassé toute la journée en mer afin de nourrir leur bébé qui attend dans le nid. Ce jour-là, nous avons la chance de pouvoir assister au retour d’un manchot mais nous ne l’observons que de loin, leur nid étant perché sur une falaise assez éloignée.

A 1 km de là, Porpoise Bay, une autre baie va nous dévoiler d’autres surprises et pas des moindres. Cette baie est célèbre pour abriter une colonie de mini dauphins très rares appelés dauphins d’Hector. Ces dauphins, d’un tempérament curieux et joueur, approchent très facilement les nageurs et surfeurs. Effectivement, nous en voyons plusieurs tourner autour des quelques personnes présentes dans l’eau. N’ayant pas pris nos maillots de bain, nous nous contentons de les observer en nous émerveillant. Sur notre route, nous rencontrons également une otarie qui bronze sur les rochers.


 
 




Ainsi se termine notre première journée dans les Catlins, plutôt bien remplie n’est-ce pas ?!


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