samedi 23 janvier 2016

Murray Miller's Orchard



Vous l’avez donc compris dans le précédent article, nous nous trouvons actuellement dans la région du Central Otago, à Alexandra pour être tout à fait précis.


Ici, se trouvent un grand nombre de vergers offrant ainsi de nombreuses possibilités de trouver du travail. Dans un premier temps, nous nous sommes rendus auprès d’une agence dont une des fonctions principales est de mettre en contact les gens en recherche de travail avec les agriculteurs des environs. Nous avons donc rempli tous les documents nécessaires puis, la conseillère est chargée de nous recontacter en cas de disponibilités. Une fois cette démarche effectuée, nous avons tout de même décidé de poursuivre les recherches de notre côté en faisant la tournée des agriculteurs de la ville.




Coucher de soleil, Alexandra


Look-out Clyde, Central Otago




 C’est ainsi que nous avons eu la chance de tomber chez Murray pour notre tout premier travail en Nouvelle-Zélande, et avec le recul, après avoir entendu les quelques expériences pas toujours reluisantes des diverses rencontres qu’on a pu faire, on se dit que vraiment, il aurait été difficile de trouver mieux.


Murray, contrairement à beaucoup d’autres vergers que l’on a pu démarcher, ne s’occupe exclusivement que de la pousse et le récolte des fruits. C’est-à-dire qu’il ne possède pas son propre packing (zone de sélection, tri et emballage des fruits pour expédition à la vente), il revend donc ses fruits (cerises et pommes) directement à un autre pack house environnant qui gère cela pour lui. Ses fruits sont destinés au marché néozélandais et ne partent pas à l’export international. Par contre, au sein de ce pack house, il a participé à l’achat d’une machine de plusieurs millions de dollars, qu’il était tout fier de nous montrer, servant exclusivement lors de la saison des cerises, soit 2 mois dans l’année. C’est vous dire à quel point les cerises sont précieuses pour eux et leur rapportent beaucoup, beaucoup d’argent ! Ce bijou de technologie est donc capable de trier les cerises grâce à une cellule qui les prend en photos et les sélectionne en fonction des paramètres sélectionnés (variété, taille, couleur) et quand elles ressortent du circuit, il ne reste plus qu’à les mettre dans les boîtes et elles sont prêtes à être expédiées. Si mes souvenirs sont exacts, cette machine est capable de traiter 4 tonnes de fruits à l’heure donc c’est vous dire le rendement !

Ici, on a eu l’opportunité de réaliser du thinning (ébourgeonnage / éclaircissage) de pêches essentiellement et de pommes, du picking (ramassage) de cerises. Nous avons commencé à travailler le 7/12, soit disant pour une semaine, et nous avons fini le 16/01 ! Elles sont bien longues les semaines en Nouvelle-Zélande !!! C’était la première fois, pour ma part, que j’exerçais un travail en extérieur dans la nature, sous le soleil souvent, la pluie parfois, accompagnée aussi par la fraicheur matinale du Central Otago (si si, même en plein été la température est plusieurs fois tombée à 1°c la nuit, obligeant Murray à se lever pour déclencher l’arrosage automatique afin d’éviter que ses fruits ne gèlent…). J’ai également appris à manipuler une échelle, enfin surtout à me cogner les jambes dessus, et j’ai aussi grimpé dans des cerisiers tellement grands qu’on se serait cru dans une jungle… C’était réellement une chouette expérience. Par contre, on en ressort épuisé physiquement car les journées de travail sont longues (minimum 9 heures), les jours de repos sont rares et, pour ma part, j’ai le dos en compote à force de porter des charges en permanence lors du ramassage des fruits. Pour le moment, nous ne savons pas encore si nous allons revenir ramasser ses pêches ou pas, la suite de notre voyage déterminera cela.

On a aussi pu assister à quelques dérives de l’agriculture comme l’emploi excessif des pesticides et le fait de laisser les gens ramasser ou ébourgeonner quelques heures à peine après avoir pulvérisé les fruits, l’abus de consommation d’eau avec l’arrosage automatique (à savoir que les néozélandais ne paient pas l’eau froide), et la plus grosse aberration, je crois, c’est d’avoir recours à des hélicoptères pour sécher les arbres après la pluie, si si si ! Même que les plus gros vergers possèdent leurs propres hélicoptères et, pour information, cela engendre une dépense de 1000 dollars au verger pour chaque heure que son hélicoptère passe à survoler les arbres avec un effet qui est franchement très limité !  Et bon, je passe rapidement sur le fait que les agriculteurs passent allègrement dans les rangs sur leurs quads pendant que l’on travaille, armés de leurs fusils, pour canarder oiseaux, lièvres , opossums…  




La jungle des cerisiers

Le ramassage des cerises, c'est l'éclate !!

 Les pêchers + le spray à pesticides




 Grâce à notre venue, nous avons surtout fait de belles rencontres : dans un premier temps Pierre et Julie et leur accent chantant du sud, qui travaillaient déjà pour Murray depuis un mois. Ensuite, Clément et Lucile qui sont arrivés un jour après nous. Bon il y en a eu beaucoup d’autres, mais ces 4 sont les plus importantes. En effet, c’est avec eux que nous avons passé le plus de temps, que nous avons lié les liens les plus forts. Les moments importants de notre séjour ayant été les célébrations de Noël et du réveillon, les 30 ans de Pierre et les nombreuses cherries party de Murray. 

Nous avons vécu tous les 6 en compagnie de 4 Vanuatais dans l’accommodation de Murray. Il faut savoir qu’en Nouvelle-Zélande, on croise énormément de Vanuatais car les 2 pays ont un partenariat. En effet, la Nouvelle Zélande accueille environ 6000 Vanuatais durant une période d’environ 6 mois, tous les ans, lorsque la saison agricole nécessite d’avoir beaucoup de main d’œuvre.
Pour information, le Vanuatu est un archipel de 83 îles situé au nord-est de la Nouvelle Calédonie, à l’ouest des Fidji et au sud des îles Salomon. Il faut savoir que chaque île, et même plus, a sa langue officielle et comme ils ne venaient pas tous les 4 de la même île, de base, ils ne parlaient pas la même langue. Pour se comprendre entre eux, ils ont donc recours au bichelamar, une langue crée commune à tout l’archipel afin de leur permettre de communiquer entre eux. 
Et normalement, avant notre départ, j’aurai le droit d’assister à la fabrication et même de goûter le traditionnel Kava…








Pierre - Julie





 
Clément - Lucile























































- Noël -   Sur la photo en haut à Gauche : à gauche de l'avant vers l'arrière : Pierre, moi, Harry, Dominic et à droite : Clément, Raphaël, Lucile, Sylvain et Carlos - sur celle du bas à droite c'est la même composition sauf que vous remplacez Pierre par Julie ! - et en haut à droite : Julie, Raphaël, moi, Pierre, Clément, Sylvain et Lucile et tous nos cadeaux de Noël !




- La bataille d'eau de Noël - Apparition de Victor en haut à gauche


La folie de Noël !!!





30 ans de Pierre : sa chasse aux trésors



- 30 ans de Pierre - les petits nouveaux en haut à gauche : Max, Amandine et Naol et l'homme en peignoir Star Wars vous l'aurez deviné c'est Murray










2 commentaires:

  1. Coucou ma bibiche c féfé :)))
    Sa faisait lgtps que j'étais pas venus faire un tour sur ton blog pour voir comment se passait votre trip!
    Ecris moi sur mon mail pour mes donner de tes news!
    Gros mimis

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