Ensuite, nous arrivons sur Blenheim, capitale de la région
Marlborough. La ville n’a pas grand intérêt en soi, sauf si vous êtes un grand
fan de viticulture, parce qu’alors là, ça devient THE place to be. En effet,
avec pas moins de 70 vignobles recensés, c’est la première région viticole du
pays. Ici, sauvignons blancs et chardonnays sont les stars locales.
Mais bon, ça n’est pas vraiment notre cas et fort heureusement pour nous, il ne
faut pas s’éloigner de beaucoup de la ville pour trouver de quoi nous
occuper un moment !
Marfells
Beach/Cape Campbell Lighthouse :
Le but de la marche est d’accéder au phare via la plage, à
marée basse, en longeant les falaises. C’est d’ailleurs la seule possibilité
pour le voir car l’unique route y menant est privée donc inaccessible au grand
public. Nous partons donc de Marfells Beach, à l’heure adéquate, pour endurer
45 minutes de marche assez monotones avec des rafales de vent assez violentes,
de face bien sûr sinon ça n’est pas drôle, avant d’atteindre le phare. Au cours
de notre marche, les seules êtres vivants que nous croiserons serontde lions de mer qui flânent tranquillement au
soleil sur le sable. Faut dire que personne n’a été aussi fou que nous pour s’aventurer
sur la côte avec un vent pareil. Mais nous ne sommes pas déçus, nous nous
retrouvons face un grand et majestueux phare noir et blanc, datant de 1905.
Nous gravissons les quelques marches, toujours avec difficultés à cause de ce
satané vent, pour nous arriver juste à ses pieds et admirer la vue.
En route vers le phare
On y est presque !
Tout le chemin parcouru depuis la petite pointe
Sylvain pose fièrement
Vue de l'autre côté du phare avec le chemin privé
Sawcut Gorge :
Alors là, je pense parler au nom de nous 2 en disant que ç’a
été notre gros coup de cœur ici. Enfin bon, avant de découvrir ce lieu magique,
il faut déjà l’atteindre : 12 km de gravel road aller avec une fin de parcours
très laborieuse et quelques vaches croisées sur notre route. Nous finissons par
atteindre le mini-parking de la propriété privée de la famille Buick. C’est
Madame qui délaisse sa cuisine pour nous accueillir sur le perron. Elle nous fait
signer son livre d’or et en échange, nous remet une carte sommaire qu’elle a
elle-même dessinée et nous fournit quelques indications pour trouver les fameuses
gorges. Nous regagnons le lit de la
rivière Waima River après être passés dans le champ d’alpagas de la famille. A
partir de là, le chemin n’a de cesse de nous faire traverser la rivière. A un
moment, nous sommes obligés de regagner un sentier un peu plus en hauteur car
la rivière est bloquée par de gros boulders (des gros cailloux en forme de
boule en somme !). Nous bifurquons sur un bras de la rivière qui devient Isolation
Creek et quelques minutes plus tard, nous atteignons Sawcut Gorge. C’est un
court et étroit canyon de 50 m de haut dont la fente a été creusée par
Isolation Creek et son érosion sur la roche calcaire. Bref, vous l’avez
compris, nous avons été vraiment enchantés par l’endroit, totalement en dehors
des sentiers touristiques. Même si, avec toutes ces gravel roads, nous avons
fini par attraper un impact au pare-brise mais bon ce n’est pas grave, on peut
compter sur Smith&Smith (Le nom de Carglass ici) pour faire sa magie et
nous délester de 100 dollars au passage.
Map de compèt' !
C'est parti pour la traversée de rivière
Les pieds dans l'eau c'est rigolo !
Des cailloux en veux-tu en voilà
C'est bon pour la circulation !
Boulders qui bloquent le passage
Vue depuis le sentier en hauteur
On s'approche
Presque là...
Ah bah voilà !
Ça valait le déplacement quand même !
Vainvain dans le canyon
SS Waverley Wreck :
Pour finir notre séjour en beauté, nous rejoignons Wairau
Lagoon afin d’aller voir l’épave du bateau SS Waverley. Une marche de 45
minutes nous conduit jusqu’au bateau, enfin, ce qu’il en reste. A travers les
trous de la coque, nous essayons de regarder à l’intérieur en faisant attention
à ne pas nous blesser au passage car ça semble bien tranchant et 100% rouille, une
histoire à choper, au mieux une bonne infection, au pire le tétanos ! Malheureusement,
comme la marée n’est pas encore basse, nous ne pouvons pas faire le tour du
bateau, il faudra nous contenter de la vue d’un côté uniquement.
A l'abordage !
Le beau bateau !
La déco intérieure ce n'est pas trop ça !
Un peu de rouille
Voilà pour nos aventures sur les terres de Blenheim, avant de prendre la direction de Nelson, un peu plus à l'Ouest. La suite au prochain épisode !
La suite de notre road trip nous conduit à Hanmer Springs,
un petit village dans un cul de sac. Malheureusement, le jour où nous décidons
d’y aller, la route est bloquée à cause d’un feu de forêt à proximité. Nous ne
désespérons pas et prenons notre mal en patience pour une journée afin de
retenter notre chose le lendemain matin. Ouf cette fois, c’est la bonne !
Hanmer Spring, c’est une petite cité thermale, entourée de
chaines de montagnes dont il se dégage une ambiance calme, tranquille et
reposante.
Mount Isobel :
Le but de notre venue, c’est l’ascension du Mont Isobel (1362
m), une petite montagne très populaire ici. Le sentier est vraiment sec et a
des petits airs de désert par moments. L’arrivée au sommet est l’occasion de
faire quelques rencontres : 2 touristes comme nous et une locale qui
engage la conversation. Nous apprécions la tranquillité du lieu et la vue sur
la vallée en dessous.
Une fois redescendus, nous poursuivons sur la même gravel
road histoire de faire une boucle ce qui nous oblige à emprunter une section
réservée aux 4x4, même pas peurs ! Au final, nous sortons indemnes de ces
26 km de gravel. Enfin quand je dis nous, je devrais plutôt dire Polly.
En route vers le sommet
Vainvain et les fleurs
Hanmer Springs en contre-bas
Vue sur la vallée
Au sommet
En pleine contemplation
Le penseur
Sur la descente
Dog Stream Waterfall :
Quitte à avoir fait tout ce chemin, autant s’arrêter voir Dog
Stream Waterfall, une cascade de 41 m qui s’accède via un sentier d’une heure
environ, avec au programme beaucoup de montées, marches, cailloux et racines à
enjamber. L’avantage, c’est que le retour en descente est beaucoup plus rapide.
Après ces étapes, nous quittons Hanmer Springs pour revenir
sur la côte vers Kaikoura. Cette petite bourgade est connue comme étant la
ville des baleines. Si vous avez beaucoup de sous à dépenser, vous pouvez
embarquer dans un bateau ou même un hélicoptère pour aller voir les baleines au
large. Enfin ce n’est pas vraiment notre cas, du coup, on se contentera d’une
balade sur la plage mais qui au final s’avèrera tout aussi palpitante je pense.
(la fille trop douée pour faire monter le suspense !)
Haumuri Bluffs Route :
Le but de la marche, c’est d’aller jusqu’à une arche dans la
falaise, accessible uniquement à marée basse. Rien de plus simple sur le
papier. D’entrée de jeu, nous n’empruntons pas le bon chemin et évoluons sur la
plage au lieu du chemin un peu plus haut, le long d’une voie ferrée. Nous
arrivons au niveau d’une carcasse de train qui a jadis déraillé pour se
retrouver sur la plage et qui a été laissée à l’abandon. La côte se transforme,
par la suite, en plein de rochers à escalader, on se fatigue assez vite et pour
pas grand-chose, comparativement à une marche sur un sentier plus traditionnel.
Nous finissons par arriver au beau milieu d’une colonie de fur seals qui n’a
pas l’air très contente de notre présence et bloque notre progression. Comme
nous ne voulons pas faire demi-tour pour revenir par le même chemin, nous
décidons de prendre de la hauteur à travers champs, nous nous retrouvons au
milieu d’une colline sans savoir où nous rendre. Comme d’en haut, j’aperçois la
fameuse voie ferrée, on se dit qu’il suffit juste de redescendre pour retrouver
le chemin. Sauf que nous nous retrouvons face à l’entrée d’un tunnel ferroviaire
qui traverse la colline. Après moult tergiversations, nous décidons de
traverser le tunnel car nous ne voyons pas d’autres sentiers susceptibles de
nous ramener au parking. Heureusement, j’ai ma lampe frontale avec moi ça peut
être utile. En plus, un train venant juste de passer, on se dit que ça devrait
nous laisser assez de répit pour traverser le tunnel. Que nenni ! Après
une dizaine de minutes à marcher sur les rails en évitant les cadavres d’animaux
en tout genre sur le sol, Sylvain se met à me crier de courir car un train
arrive derrière nous. Je crois qu’on a dû battre le record du 50m pour aller
nous réfugier dans la première alcôve que l’on rencontre dans le mur. On éteint
toutes les lumières histoire de ne pas se faire repérer. Une fois le train
passé, c’est limite au pas de course que l’on a continué notre progression. L’expression
s’accrocher à la lumière au bout du tunnel ne nous a jamais paru aussi vraie !
Bref nous sommes arrivés entiers et en vie de l’autre côté et avons retrouvé le
chemin. Avouez, c’est quand même qu’aller observer des baleines à bord d’un
bateau ! Bref maintenant on en rit de cette histoire mais sur le moment, j’aime
autant vous dire qu’on ne faisait pas les fiers.
La pointe tout au fond, c'est là où nous étions sensés aller
Quelqu'un a perdu un train ?
La locomotive
Ça, c'est de la roue !
Marcher sur les cailloux c'est tellement bien !
T'as un problème peut-être ?!
Ohau Point :
Pour nous remettre de nos émotions, nous terminons notre
journée à cette cascade bien connue pour
être le terrain de jeu d’une colonie de bébés fur seals qui remontent la
rivière depuis l’océan pour aller s’amuser dans le bassin au pied de la
chute d’eau. Rien de tel pour nous faire oublier nos péripéties de la journée.
Si si, je vous jure, les trucs noirs ce sont des bébé fur seals !