samedi 27 août 2016

Castle Hill - Springfield



Nous continuons sur notre lancée en évoluant toujours sur la route SH73 en direction de l’Est. Notre prochaine étape se situe à 50 km d’Arthur’s Pass et il s’agit de Castle Hill.








Cave Stream Scenic Reserve :



Nous commençons notre journée par la folle aventure de Cave Stream. Il s’agit d’une impressionnante grotte (594 mètres de longueur), parcourue de part en part par une rivière à l’eau très, très, très fraiche. Le descriptif précise que nous allons devoir nous mouiller à plusieurs reprises sur certaines portions : euh, comment dire, en fait c’était plus tôt tout le temps et parfois même jusqu’à la taille ! (le niveau de l’eau dans la grotte variant en fonction des précipitations, il est d’ailleurs fortement recommandé de ne pas s’y aventurer après de fortes pluies). Ce qu’il y a de positif, c’est, qu’au bout d’un moment, on finit par s’habituer à la température de l’eau. Armés de nos frontales et de nos lampes de secours (il ne vaut mieux pas risquer de tomber en panne de lumière car sinon ça deviendrait vite le scénario catastrophe), nous nous lançons à l’assaut de la grotte. Nous faisons comme il est conseillé et marchons à contre-courant de la rivière.


Ici, il n’y a pas de stalactites ni de vers luisants mais la roche est sculptée en arrondi par le passage de l’eau avec un résultat esthétique des plus réussis. Par moments, le courant devient plus rapide et nous devons traverser des petits passages en entonnoir façonnés dans la roche, ce qui s’avère assez cocasse !


L'entrée de la grotte

Ce moment où tu nourris secrètement l'espoir de t'en sortir en marchant sur les bords de chaque côté !  

Ah bah en fait non !



Ça ne nous empêche pas de garder le sourire...

... et d'admirer le plafond !

Petit rapide

Vainvain en pinaille dans un petit rapide

Va falloir grimper !



Après une bonne heure à patauger dans l’eau, nous finissons par entrevoir la lumière au bout du tunnel et oh surprise, elle vient du dessus de nos têtes ! Nous avons une échelle à gravir pour passer une cascade et devons ramper sur une petite portion en se tenant à une chaine histoire de ne pas tomber dans le vide.



Jusqu'à la taille je vous disais...

Toujours un petit quelque chose à observer

Bout de bois charrié par la rivière

En grimpant...

En rampant...

La sortie !


 
Nous ressortons enchantés et conquis, c’était vraiment ludique et amusant et puis de bon matin, ça a le mérite de mettre en forme pour le reste de la journée !


PS : Vous ne nous en voudrez trop pour la qualité des photos, on a fait de notre mieux…



Kura Tawhiti/Castle Hill :



Une fois séchés et changés, nous n’avons que quelques km à parcourir pour rejoindre ce surprenant site géologique protégé. Des roches calcaires de différentes tailles et aux formes tout aussi diverses et variées partout autour de nous, on ne sait plus où donner de la tête ! Le terrain est vaste et vallonné. Le nom Castle Hill vient d'ailleurs du fait que les premiers Européens ayant découvert l'endroit ont cru se trouver face aux ruines d'un château.


D'un pas décidé

Surprenant hein ?!


Nous optons pour une boucle allant de la gauche vers la droite et partons nous perdre dans ce dédale fantasmagorique. Au programme, plus de 2 heures au milieu de ces rochers à les observer, les toucher, les contourner, les escalader. Ce décor totalement déroutant aurait été utilisé dans le premier volet de Narnia et, en même temps, c’est un lieu tellement inspirant et surréaliste qu’il parait inimaginable de ne pas s’en servir dans un film.



Le début de notre balade



Ouh ça fait haut !

En équilibre

Tout petit sur son immense rocher

Vers l'infini et au-delà !

On n'en finit pas de s'émerveiller


C’est aussi un petit paradis pour les férus de grimpette. Nous avons d’ailleurs l’occasion de voir plusieurs petits groupes à l’œuvre en train d’escalader les immenses rochers (pour de vrai avec cordes, baudriers et tout le tintouin).



Springfield :



A la demande de Sylvain, nous nous sommes arrêtés prendre notre pause déjeuner dans la ville de Springfield car monsieur voulait sa photo avec le Donut géant généreusement offert par les producteurs de la série Les Simpson au petit village. Un enfant je vous dis !





Fier comme un pape dans son Donut !

Bon c'est bon maintenant il faut descendre du manège !






[Récit du 3 Mars 2016]










mercredi 24 août 2016

Arthur’s Pass



Allez, Sylvain a bien travaillé sur la nouvelle présentation du blog, fier comme un pape de sa petite carte vous permettant de suivre notre périple en direct, du coup à mon tour de reprendre enfin l’écriture ! 

Nous avons terminé la côte Ouest dans le dernier article (je resitue pour les dissipés du fond la classe qui ne suivent pas bien le cours !), nous évoluons maintenant sur la route SH73 qui permet de traverser l’île dans sa largeur. Nous roulons vers l’Est et notre premier arrêt s’effectue à Arthur’s Pass. C’est un petit village qui doit son nom à Arthur Dobson, premier Européen à franchir ce col au 19ème siècle. Auparavant, seuls les maoris, à la recherche de jade, empruntent ce chemin afin de rejoindre la côte Ouest. Ici, on s’arrête essentiellement pour partir à la découverte des magnifiques paysages et des chemins de randonnée qu’offre le Arthur’s Pass National Park. Nous y avons passé 2 jours, en voici le contenu.





Day 1 :


Devil’s Punchbowl Falls : 
                                                                                                                  


Nous décidons de commencer notre belle journée en allant admirer cette magnifique et impressionnante cascade de 131 mètres de haut. Une fois arrivés à la passerelle, nous décidons d’enjamber les barrières (trop des rebelles !) et d’escalader les rochers pour rejoindre le bassin aux pieds de la cascade.



Vue depuis la plateforme

Au pied de la cascade



Bealey Valley Track :



Histoire de continuer sur notre lancée, nous partons faire une marche dans la vallée. Les 30 premières minutes, nous nous trouvons dans une forêt et une tourbière et nous évoluons sur un sentier balisé. Puis, une fois arrivés à la fin de la forêt, nous nous retrouvons à côté d’une rivière. Ici se termine la balade officielle. Cependant, nous décidons de continuer notre ascension en longeant le lit de la rivière. A partir de ce moment, nous nous retrouvons sur un pierrier.



Au programme : racines et cailloux !


Vue en sortant de la forêt

Et ça grimpe, et ça grimpe

On se rapproche


En cours de chemin, nous voyons plusieurs cascades qui dévalent les parois des montagnes environnantes. Le mont face à nous a son sommet enneigé, c’est tellement beau ! Nous continuons notre progression jusqu’à ce que la rivière se trouve enclavée entre 2 falaises et que l’on ne puisse plus progresser sans devoir mettre les pieds dans l’eau.



Au milieu coule une rivière

Sylvain admire la cascade

Des cailloux, encore et toujours


Nous faisons demi-tour et décidons de faire une petite pause grignotage sur un rocher au soleil. Nous sommes totalement seuls. Quelle tranquillité, c’est appréciable. Enfin, on se fait quand même repérer par un kéa qui vient quémander de la nourriture, le fourbe ! Il devra se contenter des miettes que nous laisserons derrière nous. Là, vous vous demandez surement ce qu’est un Kéa, pour faire court, c’est un perroquet des montagnes, au plumage verdoyant, que l’on ne trouve qu’en Nouvelle-Zélande.  



Dans notre dos aussi la vue n'est pas mal du tout !

Vainvain passion fleurs

Kéa qui prend la pause

Allez donne moi à manger !!

La tourbière



Twin Creek Falls :



Là, c’est la partie marrante de notre journée ! Nous avons décidé d’aller voir cette cascade qui se trouve au niveau d’une des stations de ski de la région : Temple Basin Ski Area. Comme nous suivons notre petit guide écrit en anglais et que notre niveau n’était pas vraiment au top, nous n’avons pas compris de suite le chemin qu’il fallait emprunter. En effet, nous avons débuté sur le sentier de randonnée menant à la station sauf, qu’au bout de 15 minutes de grimpette, nous nous sommes bien rendus compte que nous faisions fausse route. Demi-tour et retour à la case départ, nous finissons par comprendre que pour aller voir la fameuse cascade, il faut descendre au bord de l’eau pour remonter le lit de la rivière. Et là, comme par magie, nous croisons un petit couple de Français qui redescend qui nous confirme que nous sommes bien sur la bonne route. Il nous informe également que nous allons patauger dans l’eau jusqu’à la taille sur certaines zones, petit détail que nous n’avions pas vraiment anticipé ! Qu’à cela ne tienne, il nous en faut plus pour nous rebuter. Nous démarrons notre montée sur les rochers jusqu’à ce que nous ne puissions plus progresser sans finir dans l’eau. Puis, une fois coincés, nous nous mettons en culotte (ou boxer !) et accrochons nos chaussures autour de notre cou afin de ne pas les mouiller. Heureusement pour nous, nous sommes protégés de tout vis-à-vis par les montagnes. Il nous faut 30 bonnes minutes à crapahuter sur les cailloux et dans l’eau très fraiche avant d’atteindre notre objectif. C’est bon pour la circulation sanguine n’est-ce pas ?! Enfin, nous finissons par arriver au niveau de la cascade et son petit bassin. Dommage que l’eau soit trop froide pour apprécier un bon bain parce que l’endroit est juste paradisiaque et on se sent vraiment privilégié d’être ici. Nous profitons de la tranquillité et la sérénité du lieu un moment avant de nous décider à rebrousser chemin. C’était bien chouette !




Petit coin de paradis

On n'est pas bien là ?!




Day 2 : 


Avalanche Peak : 



Le programme de la journée, c’est l’ascension du Mount Avalanche, le plus célèbre de la région. Le temps est nuageux et couvert de bon matin, nous décidons donc d’attendre la fin de matinée avant de débuter notre marche, histoire de profiter comme il se doit de la vue en haut. Deux sentiers de randonnée se réunissent au sommet du mont pour former une boucle. Pour la montée, nous optons par Scotts Track, au marquage orange, censé être légèrement moins ardu pour la montée et plus régulier par rapport à l’autre sentier. Sur la première partie de la randonnée, nous sommes à couvert dans le bush et dès le début, nous devons gravir des sortes de marches de pierre et enjamber des grosses racines. Par moments, nous avons plus l’impression de faire de l’escalade que de la marche et mes bâtons s’avèrent plus encombrants qu’autre chose.



De l'escalade je vous dis !

Je tenais encore la forme là !



Une fois sortis du bush, nous profitons de nos petites pauses pour admirer le paysage autour de nous. Dans notre dos nous retrouvons, notamment, les cascades Devil’s Punchbowl et Bridal Veil Falls.




La vue qui motive !

Tout pareil


La fin de l’ascension se complique un peu, les rochers sont de plus en plus grands et ardus à escalader pour laisser place, par la suite, à des pentes très très glissantes. A 5 petites minutes du sommet, après tous ces efforts, j’ai une petite faiblesse, les jambes qui flageolent, la tête qui commence à tourner (quelle petite nature !). Nous faisons donc une pause grignotage pour me permettre de reprendre des forces. Pour atteindre le sommet, il faut passer sur une petite corniche très fine qui donne sur le vide sur un côté, donc, petit conseil, si vous avez le vertige il faut mieux vous abstenir de regarder en bas ! Et finalement nous finissons par y arriver. Une vue magnifique avec un ciel quasiment dégagé récompense nos efforts (1000 m de dénivelé tout de même !). Nous prenons le temps d’admirer le paysage et les monts enneigés à proximité, de faire notre pause déjeuner et de prendre la pose pour les photos souvenirs avant de nous décider à redescendre.



Ça grimpe encore et toujours

Nous y sommes presque

Nous y sommes presque bis

A l'approche du sommet

Nous y voilà : vue depuis le sommet

Pause contemplative

On est t'y pas beau là !

Les sacs prennent la pose



Pour le retour, nous empruntons Avalanche Peak Track, sur un autre versant du mont, balisé, cette fois-ci, par des marquages jaunes. Ça descend bien raide au démarrage avec ces satanés petits cailloux glissants qui se dérobent sous nos pieds. Pour le coup, nous sommes bien contents d’avoir les bâtons pour freiner notre descente. La vue de ce côté est tout aussi magique. Nous en profitons au maximum avant de nous retrouver dans la forêt où la vue est bloquée par les arbres. En même temps, ça nous oblige à être plus concentrés sur le sol et où nous posons les pieds d’autant plus que nous avons de nouveau des zones de descentes périlleuses de rochers à passer. Enfin, ça ne m’empêchera pas de glisser et finir sur les fesses quand même !




La descente : Avalanche Peak Track et le marquage jaune

La descente, avant de rejoindre le bush

Ça traine à l'arrière !

Vainvain passion fleurs, le retour

On en reparle de l'escalade ?!!

Les montages photo font leur grand retour !




Voilà, Arthur’s Pass c’était court mais c’était vraiment bien (sauf pour les sandflies qui, pour le coup, vous font vivre un véritable enfer alors que vous essayez tranquillement de préparer votre repas Argggg ! De mémoire, je n’en pense pas en avoir vu autant depuis le début de notre voyage).







[Récit des 1er et 2 Mars 2016]