dimanche 13 mars 2016

Lake Tekapo & Mount John Observatory



Finie la côte Est pour le moment, nous poursuivons notre retour dans les terres pour arriver au centre, toujours dans la région Canterbury, au niveau de Tekapo. 






C’est un petit village très touristique, appartenant au district de Mackenzie Country, et rendu célèbre par son lac. Le Lake Tekapo est le plus haut du pays, perché à 710m, et fait environ 83 km². Il doit sa popularité à sa couleur si atypique, un bleu ciel turquoise tellement intense qu’il est difficile à décrire précisément. Cette couleur, qui semble presque artificielle, est due à des particules minérales provenant de l’érosion des montagnes par les glaciers alimentant le lac qui sont si fines qu’elles restent en suspension dans l’eau. Sa couleur ressort d’autant plus qu’elle fait contraste avec les plaines et collines alentours aux couleurs orangées car elles sont recouvertes de tussacks (touffes d’herbes typiques du climat local).


 
Au bord du Lake Tekapo

Au bord du Lake Tekapo



 Sur les bords du lac, se trouve la petite et très touristique église de Tekapo, Church of The Good Sheperd (l’église du bon berger). Elle est entièrement construite en pierre grise en 1935, à la demande du Duc de Gloucester en mémoire des pionniers de Mackenzy Country. Une de ses façades est percée d’une grande baie vitrée afin d’obtenir un point de vue unique sur le lac depuis l’intérieur de l’église. Juste à côté, se dresse la statue d’un border collie en bronze afin de rendre hommage au chien de bergers dont le rôle s’avère essentiel dans ces régions d’élevage. 


 
Church of the Good Sheperd


Pour obtenir la meilleure vue du lac et des environs, nous montons au niveau de l’observatoire du Mount John, situé à 1031 mètres. Il s’agit du seul observatoire des étoiles ouvert au public dans le pays. Grace à la pureté de l’atmosphère au-dessus du lac, l’observatoire offre d’excellentes conditions pour observer le ciel de nuit, à l’œil nu ou via l’un des gigantesques télescopes présents sur le site. Du sommet de Mount John, nous pouvons contempler le panorama époustouflant sur les lacs et montagnes environnants avec, notamment, au loin, les monts enneigés du fameux Mount Cook. 



Gigantesques télescopes, monts enneigés au loin
 
Lake Tekapo vu depuis l'observatoire Mount John

Lake Tekapo vu depuis l'observatoire Mount John

Lake Tekapo vu depuis l'observatoire Mount John

Lake Tekapo, encore, toujours !

Lake Alexandrina

Lake Tekapo

Polly déjà tournée vers le Mount Cook où nous attend la suite de nos aventures !!

dimanche 6 mars 2016

Maori Rock Art & Elephant Rocks - Anatini Whale Fossil


Notre remontée de la côte Est nous mène sur les pas des premiers occupants de la Nouvelle Zélande ou Aotearoa (pays du long nuage blanc), Les Maoris.

C’est aux alentours des bourgades de Duntroon et Cave (à proximité de Timaru) que l’on recense le plus grand nombre de sites d’art rupestre Maori. C’est donc là que nous avons vadrouillé et sommes partis à la découverte de l’histoire du pays.








Cet article est l’occasion pour nous de faire un rapide focus sur la culture et l'histoire des Maoris.

Les Maoris sont un peuple issu de Polynésie et ont, les premiers, découvert cette nouvelle Terre que constitue la Nouvelle Zélande et s'y sont installés par vagues successives à partir de l'an 1000 après J.C (les historiens ne semblent pas encore d'accord, les hypothèses vont du 8ème au 13ème siècle). Quoi qu’il en soit, les découvertes archéologiques montrent des traces d’installation dès le 12ème siècle.

C’est d’abord en chassant qu’ils subviennent à leurs besoins alimentaires. C’est notamment pour cette raison que le Moa, un oiseau géant non volant, a disparu à cette époque, victime de l’accroissement rapide de la population et de ses besoins grandissants.  Les réserves s’épuisant, les Maoris se tournent alors vers l’horticulture et migrent alors vers l’intérieur du pays où les terres sont plus nombreuses et fertiles.

Jusqu'à l'arrivée des Européens et leur installation massive durant le 19eme siècle, la culture Maorie a été complétement préservée du reste du monde. Elle est d’ailleurs décrite comme étant  « la dernière communauté humaine majeure de la terre qui n’ait pas été touchée ni affectée par le vaste monde ». Elle est basée sur les concepts de prestige et d’honneur, d’attachement aux ancêtres, de loyauté et de solidarité au sein d’une même tribu.

Les dessins que nous avons pu observer respectent vraiment cette définition de la culture Maorie et se révèlent très minimalistes. Selon les estimations, les plus anciens auraient plus de 400 ans, ce qui nous ramène au 17ème siècle. Sachant cela, vous saisissez vraiment le décalage avec les arts occidentaux de la même époque. 

Durant le 19ème siècle, de nombreuses guerres opposent Maoris et Pakehas (Néo-Zélandais originaire de l’immigration européenne). Après de nombreux conflits raciaux, le 20ème siècle voit l’apaisement des tensions et l’émergence d’une vraie identité nationale. La communauté Maorie, qui représente aujourd’hui environ 15 % de la population Néo-Zélandaise, reçoit enfin des compensations financières pour « confiscation injuste de leur terres » et sa culture est également enfin considérée. 

Fini le cours d’histoire, passons aux photos :




 - Le site de Hazelburn - Blacklers Cave :

Dessin de démons

Dessin de démons

Dessin de démons


- Le site de Te Manunui :


Le grand oiseau

- Le site de Opihi Vineyard :

Taniwha un géant reptile des contes Maoris


Taniwha toujours - la fresque fait plus de 6m de long

Ce dessin a été repris pour illustrer un timbre Néo Zélandais
Le site où ce trouve cette magnifique fresque



Après cette étape rupestre, nous avons également visité les étonnants sites d’Elephant Rocks et d’Anatini Whale Fossil. Elephant Rocks se compose d’étonnants blocs de calcaire aux formes et tailles diverses et variées et a servi de lieu de tournage. A travers les photos, vous reconnaitrez peut-être le décor de quelques scènes du premier film Narnia. Comme quoi, il n’y a pas que le Seigneur des Anneaux en Nouvelle Zélande ! Le site d’Anatini, lui, possède, entre autres, le fossile d’un squelette de baleine au pied d’une falaise de calcaire.


- Le site d'Elephant Rocks :







- Le site d’Anatini Whale Fossil :





Article rédigé par Sylvain