Ça y est, il est venu le temps de notre tout dernier article
sur la côte Ouest. Il ne nous reste désormais plus qu’une petite portion à
parcourir. Eh oui si vous faîtes appel à vos souvenirs (allez un petit effort,
montrez-nous que vous suivez un peu !), vous vous rappellerez que nous
avions coupé par les terres au niveau de Greymouth pour partir en direction du
nord. Du coup, en redescendant vers le sud depuis Karamea nous longeons, cette
fois-ci, la côte à la découverte de cette petite section qui manque à notre
road trip.
Nous nous sommes levés aux aurores car nous avons plusieurs
plages à découvrir à marée basse, alors pas de temps à perdre, embarquement
immédiat !
Cape Foulwind :
Cape Foulwind, qui signifie « cap du vent
furieux », doit son nom au célèbre navigateur James Cook qui y essuie une
forte tempête en voulant y amarrer son bateau afin d’y faire escale en 1770.
Cette zone est notamment célèbre car elle abrite une importante colonie
d’otaries à fourrure (les fameuses Fur Seals). Pour notre part, nous sommes
plus intéressés par une balade sur la plage Gibson’s Beach qui a quelques
petits secrets à nous dévoiler. Au programme des réjouissances : des
arches, des rochers à escalader, une douche naturelle et des fossiles à
observer. C’est parti !
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| La plage, depuis le parking |
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| Vainvain l'explorateur ! |
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| Arche et Vainvain |
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| Douche naturelle |
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| Plein de fossiles à observer dans la roche |
Punakaiki :
Pour la suite, nous mettons cap sur le hameau de Punakaiki.
Il se situe au cœur du Paparoa National Park, l’un des plus petits parcs
nationaux du pays. Toutefois, il est remarquable par ses formations géologiques
et son climat tout à fait particulier pour la côte Ouest. Au niveau géologique
d’abord, cette région regorge de strates de calcaire datant de plus de 30
millions d’années (eh ouais tout ça !) qui ont été révélées au grand jour
grâce aux mouvements géologiques qui ont lieu par la suite et ont soulevé cette
partie de la Nouvelle-Zélande jusqu’alors enfouie. Depuis, puissance des vagues
et ruissellement des pluies ne cessent de les façonner en leur conférant une
forme si particulière et étonnante. Au niveau climatique, la région bénéficie
d’un courant chaud venu de l’Australie ce qui entraîne un microclimat
subtropical permettant une flore et une faune très abondantes et variées. C’est
pour cela que les maoris ont nommé le lieu Punakaiki : puna signifiant source (abondance de
nourriture) et kaiki signifiant
entassement en référence aux formations géologiques si atypiques.
Truman Track :
Pas le temps de lambiner, nous espérons arriver à temps pour
pouvoir faire Truman Track, une petite balade qui débouche sur une plage dont
l’accès est uniquement possible à marée basse. Nous traversons la forêt au pas
de course afin de pouvoir rejoindre la plage. Ouf, la mer commence juste sa
remontée, nous avons un peu de temps pour en profiter. D’emblée, nous sommes
étonnés par la façon dont les vagues ont sculptée la roche sur plusieurs pans,
le résultat est vraiment surprenant. Sur la plage, nous retrouvons également
une cascade ainsi qu’une petite grotte, des rochers à escalader, encore et
toujours, même s’ils ne nous mènent pas bien loin ! Sur le chemin de
retour, nous prenons enfin le temps d’admirer la forêt de type tropical avec
ses arbres immenses et sa végétation luxuriante.
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| Entre 2 vagues, ça passe large ! |
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| Le Penseur |
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| Roche façonnée par les vagues |
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| Lavage des mains en 5 temps |
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| Toujours à escalader des rochers ! |
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| Un peu de verdure |
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| Mais où est Vainvain ?! |
Pororari River Track :
Plus besoin de courir après la montre, on a même du temps à
tuer avant de se rendre sur notre prochain site, à marée haute cette fois-ci.
On en profite donc pour aller faire une balade le long de la rivière Pororari.
Le sentier longe la rivière sur tout son long et nous emmène au cœur d’une
véritable jungle. Nous nous retrouvons sous une épaisse voute végétale avec des
palmiers immenses et des fougères à foison. Nous traversons plusieurs petites
arches de calcaires ainsi qu’une sorte de petite grotte. Nous faisons demi-tour
une fois arrivés à la jonction avec Inland Pack Track, un autre sentier de
randonnée. Nous en profitons pour faire une petite pause déjeuner sur des
rochers au bord de la rivière en toute tranquillité en admirant le décor. Quel
bonheur !
C’est l’attraction touristique de la région, d’ailleurs on
voit débarquer plusieurs bus de touristes asiatiques. Nous sommes quelque peu
décontenancés, nous avions pris goût à la tranquillité des lieux visités
auparavant. Qu’à cela ne tienne, nous avons bien la ferme intention de profiter
nous aussi du show. Un petit chemin serpente le long des diverses avancées de
falaise, nous permettant d’admirer en
plusieurs endroits le spectacle. Depuis la mer, émergent des ensembles de
roches assez étonnantes, composées de couches successives de matières
organiques riches en calcaire maintenues par de minces couches d’argile et de
boue. Ces couches se sont accumulées petit à petit, année après année et le
poids de cet ensemble comprime solidement le tout. L’intérêt de venir à marée
haute, c’est de voir les immenses vagues venir s’engouffrer dans les diverses
galeries et se heurter violemment aux parois dans un joyeux vacarme. Nous
passons devant un trou souffleur qui rejette des gerbes d’écume. Bon, bien sûr,
le risque c’est aussi de se prendre de belles retombées d’eau, fou rire
garanti ! (preuve par vidéo...)
Après cette journée bien remplie, nous allons chercher un
peu de tranquillité et nous installons pour la nuit en bord de mer. Est-ce
qu’un jour je pourrai me lasser de m’endormir bercée par le bruit des
vagues ?! Allez, parce que vous êtes sages, le coucher de soleil c’est
cadeau !
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| Bonne nuit et à demain |
Motukiekie Beach :
Le lendemain matin, réveillés tôt de nouveau car nous avons
une nouvelle plage à explorer à marée basse. C’est la dernière de la côte Ouest
et certainement l’une des plus étonnantes ! Nous démarrons 1h30 avant la
marée basse car nous avons 4 km de plage à parcourir. Ce jour-là, il flotte une
espèce de brume dans le ciel qui donne une ambiance mystérieuse au paysage. Nous
passons devant des immenses blocs de roches se trouvant dans la mer, sculptées
par les vagues en formes surprenantes. Au cours de notre balade, nous croisons
des grottes, des cavernes, des arches, des cascades, des débris de carcasse de
voiture (normal !), il faut escalader des rochers, grimper à la corde (ça
c’est si on y arrive, personnellement je suis toujours aussi nulle au grimper
de corde que durant ma jeunesse…), bref c’est une véritable aventure !
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| A l'assaut de la plage ! |
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| Qui a besoin d'une nouvelle roue ? |
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| Petite Arche |
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| Rochers étranges |
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| Celui de droite ressemble à un visage de profil |
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| Attention à la vague |
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| Mise en abyme ou presque... |
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| Caverne secrète |
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| Petite Cascade |
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| La même petite cascade |
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| Qui dit corde, dit souffrance !! |
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| Quel homme ce Vainvain ! |
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| Après l'effort, le réconfort : une cascade et son bassin |
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| Avec vue sur le mer |
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| Le point final de notre balade |
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| Le point final de notre balade |
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| J'attends patiemment Vainvain |
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| Sur le retour, la brume donne un petit côté mystique |
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| En pleine contemplation |
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| Avec une autre perspective |
Coal Creek Falls :
Nous voilà revenus aux alentours de Greymouth, notre dernière
étape nous emmène dans une petite forêt pour aller contempler cette cascade.
Notre chère amie la pluie nous accompagne sur le retour, elle est venue nous
faire ses au revoir. On se quitte en bons termes !
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| Perdue au milieu de la forêt |
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| D'un peu plus près |
[Récit des 28 et 29 Février 2016]