mardi 24 novembre 2015

Darrowby Farm (2ème partie : nos activités)

Vous êtes sans doute nombreux à vous demandez à quoi ressemblent nos journées ici (et si vous ne vous le demandez pas tant pis pour vous, vous le saurez de doute façon !).
Contrairement à ce qui nous avez été annoncé au départ, nous n'avons fait que très peu des activités prévues. Les rares taches extérieures que nous avons effectuées ont consisté au lavage de l'extérieur de la caravane et au désherbage d'une parcelle du terrain, ce qui nous a pris une journée de travail. Aaah si, j'oubliais, Sylvain a tondu la pelouse, du coup, à son plus grand bonheur, il appris à manier un tracteur tondeuse !

Depuis le début de notre séjour, nous aidons Sharon à réaliser des pièces d'artisanat vintage. Non, non, vous ne rêvez pas ! Si quelqu'un m'avait dit qu'un jour, en Nouvelle-Zélande, je confectionnerais de l'artisanat, qui plus est destiné à être vendu, je ne l'aurais pas cru !
Pour le moment, nous avons :
  • réalisé la peinture de petites flèches,
  • poncé des pièces de bois que Sharon a ensuite assemblé pour réalisé des grandes flèches qu'elle a conservé à l'état brut pour une partie d'entre elles,
  • peint les autres grandes flèches de façon très légère,
  • confectionné des planches de bois de différentes tailles que nous avons poncées, peintes en couches de 2 couleurs différentes, reponcées, décorées avec des motifs peints à l'aide de pochoirs puis re-reponcées, 
  • peint puis poncé des vieux cadres. 
Tout ce ponçage pour donner au bois un aspect vieilli "vintage" que Sharon affectionne tout particulièrement. Pour se procurer tout ce bois, Stewart et Sylvain ont eu la chance de tomber sur des palettes sur le bord de la route, qu'ils ont tout simplement ramenées et sciées à la bonne taille.










Sharon et sa fille travaillent ensembles sur l'ouverture prochaine de leur petite boutique "Vintage Vixen" et ont été conviées à participer à un immense marché artisanal le 29 novembre à Auckland pour lequel plus de 15 000 personnes sont attendues. Forcément, avec un tel évènement, il faut pouvoir proposer un nombre assez conséquent de pièces, voilà pourquoi cela occupe tout notre temps ici.

C'est vraiment quelque chose de complètement nouveau pour nous 2, enfin surtout pour moi qui n'ai pas tellement, il faut bien se l'avouer, hérité de la fibre créatrice. Ce n'est vraiment pas du tout le type d'activité auquel on s'attendait en s'inscrivant sur les sites de Woofing, et c'est surement ce qui la rend chose encore plus enrichissante et amusante. Cette expérience, tout à fait inédite, je pense que nous ne sommes pas prêts de l'oublier. C'est plutôt chouette de se dire que nous avons passé 3 semaines à créer des choses de nos petites mains en suivant, bien entendu, les consignes de l'experte, Sharon. Ce qui a été encore plus valorisant, c'est qu'elle nous a fait totalement confiance. Elle nous a laissé en autonomie, pendant qu'elle vaquait à ses diverses occupations, qui sont d'ailleurs si nombreuses que je me demande encore comment elle parvient à accomplir autant en une journée. 

Je me rends compte que je n'ai pas beaucoup parlé de Stewart dont les journées et les nuits sont encore plus chargées. Il est vétérinaire et possède sa propre clinique dans les environs. Nous avons eu l'opportunité de nous rendre sur son lieu de travail et avons même eu le droit d'aller voir tous les animaux hospitalisés. De part sa localisation dans la campagne, il est amené à prendre en charge une très grande diversité d'espèces animales allant du gabarit du rat jusqu'à celui du cheval ! Plusieurs nuits il a été amené à se déplacer chez des propriétaires pour diverses urgences : les joies des gardes !

Vous pourrez trouver le lien facebook, ci-dessous, la page de Sharon pour ceux qui veulent aller jeter un coup d’œil à ses créations. Je vous le conseille vivement car ça vaut vraiment le détour.

Page facebook Vintage Vixen




vendredi 20 novembre 2015

Les démarches administratives

Le combat à l'arrivée, après le décalage horaire, ça a été toutes les démarches administratives. Quel casse tête ! Et le pire c'est que l'on en n'a pas fini avec tout cela.














- Ligne téléphonique :


En arrivant à Auckland, nous avions besoin, rapidement, de souscrire à un abonnement téléphonique afin de pouvoir joindre Sharon chez qui nous devions aller un jour plus tard. Sylvain a donc acheté une carte SIM et une pré-payée. C'était sans compter l'anglais parfait de Sylvain, du coup il a acheté une carte pré-payée qui ne permettait que d'aller sur internet, pas de téléphoner ni d'envoyer de sms, pratique pour communiquer n'est-ce pas !!! (Je me moque, je me moque !). Du coup, après avoir réussi à baragouiner quelque chose auprès du service client, son gentil interlocuteur a compris sa requête et a changé sans aucun soucis son offre. Je ne suis pas sûre qu'en France les opérateurs auraient accepté de faire ça.



- Ouverture d'un compte en banque :


Après 4 jours passés en Nouvelle-Zélande, nos démarches n'avancent pas. Nous souhaitons acheter un van, seulement, notre compte en banque n'étant toujours pas ouvert cela pose problème. Sharon se propose de nous conduire à Orewa pour se rendre à la KiwiBank (l'équivalent de notre Banque Postale) afin d'ouvrir un compte. En théorie, cela parait très simple.
On tente d'expliquer notre cas à la conseillère : Hé nous sommes 2 gentils et honnêtes citoyens français et nous voulons ouvrir un compte en banque. Seulement depuis le 1er octobre, les lois ont changé, nous devons fournir un justificatif de domicile néo-zélandais, que nous n'avons pas et n'aurons jamais puisque le but est d'être itinérants et vivre dans notre van ! Après moultes tergiversations, la conseillère détient la solution à notre problème. Elle nous dit que si nous n'avons pas de justificatif de domicile, nous pouvons toujours, dans un premier temps, faire la demande de notre IRD (j'expliquerai la signification de l'IRD dans le prochain item) et utiliser le papier de réception de notre IRD comme justificatif. Soit ça parait bien et ça résoudrait tous nos problèmes ! Sauf qu'entre temps, nous partons à la recherche du nouveau formulaire pour réaliser la demande d'IRD et là surprise : depuis le 1er novembre, la loi a changé de ce côté-là également et, pour pouvoir faire la demande de l'IRD, il faut obligatoirement avoir ouvert un compte néo-zélandais fonctionnel. Aaaaaaaaaaah, on a juste envie de pleurer à cet instant, tellement désespérant !!!

Le temps de digérer tout ça et nous remettre de nos désillusions, on choisit finalement de tenter notre chance auprès d'une autre banque ANZ. On fait les yeux doux au conseiller qui nous reçoit en lui expliquant notre problème. Après négociations, il nous explique qu'il accepte un papier de notre banque française comme équivalent mais que celui-ci doit posséder un en-tête officiel et dater de moins de 90 jours. Évidemment, nous ne l'avons pas  avec nous. On se résigne, l'ouverture de notre compte en banque ce ne sera pas pour aujourd'hui, nos démarches en resteront au point mort.

Nous retentons notre chance le lendemain auprès de la même banque en ayant pris soin de nous procurer le dit papier et là victoire !!!!!! Nous repartons avec notre compte commun ouvert et nos 2 cartes bleues en poche, hihaaaaaaaaaaa.


- Demande IRD (Inland Revenue Department number) :


L'IRD quésaco ?! Il s'agit d'un numéro que l'on doit posséder pour travailler en Nouvelle-Zélande. nous devons le donner à nos futurs employeurs, cela permet de calculer les impôts. Sans lui, certains employeurs peuvent refuser de nous faire travailler et nos taxes seraient calculées sur l'indice le plus élevé. De ce côté-là aussi, la législation vient de changer depuis le 1er octobre et de nouveaux formulaires sont en circulation depuis le 1er novembre (on est bien tombé nous tiens !). Et la liste des documents à fournir est plutôt conséquente :

  • une photocopie d'une preuve d'identité avec une photo (d'accord le passeport fera l'affaire)
  • une preuve de domicile (on retente notre chance avec notre adresse française en croisant les doigts très très forts pour que cela fonctionne)
  • une preuve d'un compte bancaire néozélandais fonctionnel, actif et ouvert dans le respect de la loi contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme de 2009 (Ok donc pour obtenir le dit papier, on recontacte notre conseillère bancaire)
  • une preuve de notre intention de travailler, ce qui revient à une copie de notre Working Holiday Visa
  • une copie de notre dernier avis d'imposition français afin de prouver que l'on paie bien nos taxes dans notre pays.

Le temps de réunir tous ces documents et nous perdons encore 2 jours. De plus, les délais de traitement des dossiers ont augmenté, passant de 8 à 15 jours, car les services sont surchargés à l'heure actuelle. Il ne reste plus qu'à espérer très fort que notre dossier soit accepté, sinon il nous faudra tout recommencer une nouvelle fois...

Nous en profitons pour dire un grand merci aux divers sites spécialisés qui ont été d'une aide plus que précieuse :

Kiwipal qui a réalisé un article parfait sur toutes les banques néozélandaises afin d'aider les futurs clients à choisir la plus adaptée à leurs besoins
PVTistes qui a réalisé un super dossier très complet et à jour afin d'aider les nouveaux arrivants en Nouvelle-Zélande, possédant un visa similaire au nôtre, à faire leur demande d'IRD.

mercredi 18 novembre 2015

Darrowby Farm (1ère partie)

Voilà une semaine que nous avons quitté Auckland pour migrer plus au nord, à Silverdale pour être précis (pour ceux qui nous suivent sur une carte !,) pour vivre le début de notre aventure en immersion totale dans une famille kiwi.







Pour cela, nous avons eu recours au site HelpX (similaire à Wwoofing ou workaway). Pour ceux qui ne connaissent pas, le principe est assez simple, les gens nous accueillent chez eux. Nous leur rendons des services quotidiens, en échange de quoi, ils nous offrent le gite et le couvert (et beaucoup, beaucoup d'autres choses !!). En pratique, nous avons un engagement de 4h de travaux quotidiens par personne, toutefois, nous pouvons faire plus d'heures quotidiennes afin de bénéficier d'un jour de repos.

C'est ainsi que nous avons atterri à Darrowby Farm, chez Stewart et Sharon. Ici, ça ressemble un peu à l'arche de Noé. La propriété possède un immense terrain pour le plus grand plaisir de tous les animaux présents ici.










Pour aller dans le détail, nous trouvons ici : 2 chiens (Poppy et Brie), 3 chats (Juno, Aria et le troisième nous ne savons pas comment il s'appelle, il est très sauvage et nous n'avons pas eu l'occasion de le voir), 2 chèvres, 3 oies, 2canards, 5 alpagas sur ce terrain, des poules (blanches, marrons, noires), des oiseaux (beaucoup d'oiseaux !!), des canards sauvages en liberté. Ils louent également un terrain à une voisine avec une dizaine d'alpagas et nous avons eu la chance d'avoir 2 naissances le weekend dernier et d'autres devraient suivre dans les prochains jours.
De plus, aujourd'hui (23 Novembre), nous avons fait une nouvelle découverte, et pas des moindres, Stewart possède 2 ruches d'abeilles. C'est une activité plutôt récente pour lui étant donné qu'il n'a commencé que depuis un an. Il les a construites lui-même. Il nous a laissés le regarder travailler sur ses ruches ce soir. Il était assez préoccupé parce qu'il y a un mois, face à la grande population d'abeilles, il a décidé de créer une nouvelle ruche et de deviser sa colonie en 2. Ce jour, en contrôlant ses 2 ruches il s'est rendu compte qu'il n'y avait de bébés que dans une seule des 2. Il en est arrivé à la conclusion que, peut-être, il a fait une erreur en les séparant parce que, visiblement, il n'y avait qu'une seule reine. Il a donc transvasé 3 cadres contenant des larves dans la ruche qui n'en contenait pas. En espérant que cela fonctionne, sinon, il lui faudra se procurer une autre reine !  












Sharon et Stewart ont un fils de 19 ans, qui est là en coup de vent, il étudie à l'université d'Auckland et travaille dans une chaine de restaurants PitaPit.
Une des filles de Sharon, Nicola, est souvent de passage à la maison avec ses 3 enfants. Bref, on ne manque pas d'animations ici !

Pour des raisons d'organisation pratique, nous avons élu domicile dans la caravane de Stewart, une ancienne caravane plutôt cosy qui a l'avantage de nous donner un peu d'indépendance vis-à-vis du reste de la maison.





Il a été plutôt difficile les premiers jours de trouver nos marques et ça nous a demandé un peu de temps pour nous habituer au rythme de vie ici, avec la barrière de la langue pour handicap supplémentaire. Après une semaine tout roule comme sur des roulettes (enfin l'anglais pas encore !!), tellement que nous allons prolonger notre séjour d'une semaine.

Dans un prochain article, nous vous raconterons notre quotidien, la découverte de la façon de vivre, nos tâches, les prises de tête avec toutes les démarches administratives, les recherches de Van !   

mardi 10 novembre 2015

Découverte d'Auckland - 08/11/15


Malgré notre nuit à l'auberge, nous sommes toujours bien déphasés et le moral n'est pas forcément au rendez-vous.Nous partons à la découverte d'Auckland enfin d'une infime partie étant donné que la ville est immense (plus étendue que Londres à titre de comparaison) et que notre état de fatigue ne nous permet pas de crapahuter toute la journée.  D'autant plus que la ville située dans une région volcanique est très vallonnée.

Notre auberge de jeunesse à Auckland dans le quartier de Mount Eden (sur les hauteurs)
 Nous débarquons sur Queen Street, artère principale du centre, bondée de grands magasins (ouverts même le dimanche). Nous suivons les enseignes jusqu'à Quay Street faisant face à la Baie d'Auckland, pour nous trouver nez à nez avec le Ferry Building, bâtiment abritant autrefois les bureaux de l'administration portuaire.


Nous observons un grand nombre de yachts luxueux et gigantesques, de bateaux de plaisance et de pêche. La ville porte bien son nom de "City of the Sails" (cité des voiles), en est la preuve le Voyager New Zealand Maritime Museum qui retrace l'histoire maritime du pays. Nous remontons jusqu’à Wynyard Quarter, relooké depuis quelques années où les entrepôts de stockage industriel sont devenus un quartier à la mode avec ses bars et restaurants ainsi que divers terrains de sports et aires de jeux pour les enfants.

(en haut à gauche) Une vue d'Auckland à partir de Wynyard Quarter - (en haut à droite) Queen street - (en bas à gauche) un voilier de compétition - (en bas à droite) Air de jeu à Wynyard Quarter


Après être remontés dans la ville nous faisons un break à Albert Park avant de déambuler dans le campus universitaire de la ville, puis de profiter de la gratuité du Auckland Art Gallery (Toi O Tämaki) pour le visiter. Il s'agit d'un musée d'art moderne, le plus important du pays. Les salles réservées aux œuvres Kiwis sont vraiment intéressantes, nous nous attardons un peu moins sur les internationales.






Dernier évènement marquant avant le retour à notre auberge, la venue du prince Charles (himself !) et Camilla venus nous souhaiter la bienvenue (dixit Sylvain) que l'on a pu apercevoir brièvement.


Nos impressions sur Auckland sont un peu mitigées. L'architecture nous a un peu déçus, peu de bâtiments anciens, beaucoup de rues commerciales. Cela mérite donc que nous y retournions pour essayer d'explorer plus amplement la ville en s'éloignant du centre et aussi parce que nous n'avons pas pu visiter tout ce que nous aurions voulu, faute de temps et d'énergie.

So to be continued...

lundi 9 novembre 2015

Arrivée à Auckland le 07/11/15

Après notre long et fastidieux voyage, nous sommes arrivés à Auckland (avec un peu de retard sur notre horaire prévu).

L'immensité de l'aéroport d'Hong Kong nous avait un peu déroutés pendant notre escale. A contrario, à Auckland, l'aéroport est nettement plus petit et beaucoup plus accueillant. A peine sortis de l'avion, nous arrivons sur une grande arche et une colonne Maori avec des prières maori de bienvenue à l'attention des nouveaux arrivants diffusées en fond sonore (à préciser qu'Aotearoa est le nom maori de la Nouvelle-Zélande qui pourrait se traduire par pays du long nuage blanc).










Nous continuons notre chemin dans l'aéroport par un grand couloir de végétations, bercés par des bruits de fontaine, d'animaux et des chants d'oiseaux.
Puis, passage obligé par la fouille après avoir récupéré nos bagages. Attention ici on ne rigole pas, il ne faut pas s'aviser d'introduire d'aliments frais (fruits, légumes, sandwich), de plantes, produits dérivés du pollen et miel, coquillages, ni de terre sous ses chaussures pour ne pas perturber la biodiversité et les espèces animales et végétales endémiques du pays. N'essayez même pas de frauder, les rayons X et les chiens renifleurs vous repèreront !

Puis, direction la navette nous permettant de nous rendre à notre auberge de jeunesse car nous avons besoin de repos et d'un lit !!!   


Pichou n'ayant pu nous accompagner dans cette aventure, nous vous présentons son double autorisé à passer l'immigration ^^.

mercredi 4 novembre 2015

Here we go !


Ça y'est, nous sommes à J-1. Après plusieurs mois d'interrogations, de préparation, le départ est là. Les valises se remplissent (un peu à la dernière minute !!) et surtout le stress est au maximum.

Demain direction Paris pour se rendre à l'aéroport CDG et dans 3 jours nous pourrons enfin poser le pied en Nouvelle Zélande. Ce sera une grande première pour moi qui n'ai jamais beaucoup voyagé et pris l'avion plus d' 1h30. Pour Sylvain, cela s'apparente plus à une promenade de santé !

La peur et les doutes sont au rendez-vous ainsi que la crainte d'oublier quelque chose dans les préparatifs. Malgré tout Sylvain a fait preuve d'une grande insistance pour ouvrir et débuter ce blog (réclamé à cor et à cri par certains ^^) qui nous permettra de vous donner des nouvelles et de partager notre expérience.

Nous tenons à remercier nos proches (famille et amis) pour toutes les gentilles attentions que vous avez eues à notre égard ces derniers jours et pour votre soutien sans faille.  



Infos pratiques :

- Départ le 05/11/15 à 20h20 de Paris
- Escale à Hong Kong
- Arrivée le 07/11/15 à 13h05 à Auckland

Vinvin et Millou